On savait que l’ordre de Saint-Benoît a fait du travail de ses moines et moniales une vertu initiale, cardinale. Depuis des siècles, on voit donc ainsi Bénédictins et Bénédictines cultiver la terre, créer des écoles, vendre leur production de savons et autres remèdes médicinaux.
Au fin fond du sud ouest de la Tanzanie, 370 Bénédictines de la communauté Sainte Agnès viennent d’ajouter une nouvelle carte à ces travaux « classiques »!Elles ont en effet contribuer à construire et désormais surveillent une unité d’énergie hydroélectrique! Une micro unité, certes, mais qui permet à 7500 foyers locaux d’être quotidiennement désormais alimentés en électricité!
Contre 15% à peine auparavant que seuls des systèmes de diesel fort lourds à transporter permettaient d’alimenter. De façon polluante autant qu’aléatoire.
Pour réaliser ce pari -soutenu par la fondation suisse d’Albert Koch comme par la compagnie d’assurance Helvetia- qui a assuré la construction et la maîtrise d’ouvrage de cette unité pas comme les autres- les sœurs ont dû se former. Même si certaines avaient déjà ,dans leur vie antérieure, suivi un cursus d’ingénieur !
La population locale -qui connaît la pureté des eaux du Lac Malawi- sources des fleuves qui ont permis le projet de cette petite unité rurale- faisait déjà confiance à ces sœurs pour l’école, l’orphelinat. Désormais, alentour, quelques 400 000 habitants vont pouvoir profiter, quotidiennement de cette unité énergétique pas comme les autres!


